Conte de Noël, décembre 2008.

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Conte de Noël,

Nous sommes en Laponie dans le Nord de la Norvège à quelques jours de Noël. La veille, Gustav, le chef d’une petite bande de trolls, avait fait l’inventaire des victuailles et il avait réalisé qu’il ne restait que quelques galettes de seigle comme provisions.

Il avait réfléchi toute la nuit et, au petit matin, avait décidé de se rendre à l’atelier du père Noël, le seul vrai père Noël qui avait toujours vécu, de père en fils, dans le nord de son pays.

Toute l’équipe, composée du père Noël, de la fée des Étoiles et des nains, travaillaient de longues heures afin d’être prêts pour la visite des foyers lors de la distribution des présents. Le père Noël commençait trois jours avant la grande Fête car il y avait maintenant beaucoup plus d’enfants sur la Terre.

Les rennes qui devaient tirer son chariot seraient donc sans surveillance.

Gustav avait décidé qu’il irait en voler un pour avoir de la nourriture durant l’hiver. Ses amis et lui étaient partis tôt le matin et avaient marché une bonne partie de la journée pour se rendre à leur destination. À cette période de l’année dans le Grand Nord; il faisait noir tout le jour, alors ils n’auraient pas à attendre la nuit pour capturer le renne. Ils avaient mangé le peu de nourriture qui leur restait avec de l’eau chauffée sur le feu avant leur départ. Gustav sentait les forces de ses deux amis s’affaiblir et essayait de les encourager de son mieux quand il aperçut une petite bourgade où l’on pouvait voir sortir de la fumée des cheminées des maisons. Ils s’approchèrent de l’une d’entre elles et virent une dame qui transportait une grande marmite fumante.

       - Madame, le fumet de votre chaudron sent tellement bon!
Qu’avez-vous cuit à l’intérieur ?

La dame s’arrêta et les regarda à tour de rôle avant de leur expliquer :

       - Le premier ingrédient de mon potage est de l’amour. Ensuite, j’ai ajouté une grosse portion d’amitié et j’ai assaisonné le tout avec une épice que l’on nomme de la joie qui, semble-il, vient du fin fond du cœur humain.

Une moue apparut sur le visage de Gustav suivit d’un sourire triste.

       - Vous voulez goûter à mon délicieux plat ? demanda la dame.

Le plus jeune des trois, qui se nommait Nelsans, se dit qu’il valait mieux mourir de faim en sentant de l’amour à l’intérieur de lui plutôt que de la haine et accepta le bol que lui tendit la main de la femme. Les deux autres trolls finirent eux aussi par accepter l’assiette qui leur était généreusement offerte. Dès les premières bouchées, ils sentirent un apaisement de la faim et quand ils eurent fini de manger, toute leur énergie était déjà revenue. Gustav releva la tête de son bol pour remercier la dame et il vit qu’elle s’était transformée en fée des Étoiles. Il baissa à nouveau la tête, se sentant rempli de remords et de culpabilité. Nelsans dit à la fée des Étoiles:

       - Votre potage est le meilleur que je n’ai jamais mangé et je vous en remercie infiniment. Mes amis et moi pourrions aller vous aider pour la préparation de la grande tournée du père Noël et peut-être accepterez-vous de nous donner à nouveau votre mets qui va nous permettre de devenir plus compatissants.

Gustav fut alors nommé chef des écuries des rennes et il s’engagea à prendre soin d’eux et à les protéger jusqu’à la fin de ses jours.


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Je me suis rendue en Norvège en 2001. Ce pays restera toujours pour moi un des plus beaux au monde; la nature est d’une telle beauté et les paysages sont d’une grande pureté. La Norvège est un pays ou l’écologie prédomine depuis plusieurs années. Depuis ce voyage dans ce pays, un petit troll est placé sur le rebord d’une de mes fenêtres de ma maison pour la protéger, selon une des coutumes de ce pays.



JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE
QUE LA JOIE DE VIVRE ET LA PAIX SOIENT SUR VOTRE ROUTE.
FRANCE VALIQUETTE

Nouvelle du vendredi 21 novembre 2008.

Je suis au Salon du Livre de Montréal 2008 au kiosque 349-A avec mon distributeur, la CDDL. Mon horaire est celui-ci : le jeudi, 20 novembre de 15 à 21 heures; le vendredi, 21 novembre de 15 à 21 heures; le samedi, 22 novembre de 15 à 21 heures et le dimanche de 9 à 15 heures.
Au plaisir de vous y saluer.

Nous étions le 6 septembre 2008 et je me trouvais en Arizona. Mon humeur était plus qu’excellente et mon cœur était rempli de sollicitude envers la vie qui me permettait encore une fois de faire un si beau voyage. Le soleil descendait derrière un canyon et je me rendais à une fête du peuple des Navajos, le couronnement de la Reine. C’est une fête qui se veut un hommage et une reconnaissance à la valeur de la femme pour ce peuple. Lors de leur grande fête annuelle, ils viennent de partout à travers les États-Unis et même du Canada pour partager leurs valeurs culturelles et spirituelles ainsi que leur vision de l’avenir tout en festoyant. Leur réunion se fait sans alcool car c’est interdit sur la réserve qui s’étend sur quatre états : l’Arizona, le Nevada, le Nouveau-Mexique et l’Utah.

Je venais de pénétrer sur le site des festivités quand j’ai aperçu un homme d’une forte constitution qui tombait sur le sol de terre battue rouge, du sang giclant de sa tête. Je me suis mise à courir à toute vitesse pour l’aider. J’ai pressé sur sa blessure avec un tissu propre que m’a tendu une personne et j’ai réussi à calmer l’homme et à arrêter l’hémorragie en attendant les secours. Son premier regard était apeuré en réalisant que j’étais une femme blanche, mais au son de ma voix, ses muscles se sont décontractés et j’ai senti qu’il commençait à me faire confiance. Deux agents de sécurité sont alors arrivés. Je leur ai expliqué la situation et l’un d’eux m’a aidée à prendre soin du blessé pendant que l’autre demandait du secours. Les policiers ont fini par arriver et, en me relevant pour les laisser travailler, j’ai aperçu des dizaines de visages Navajos rivés sur moi, dont certains ont esquissé un sourire de remerciement. J’ai croisé des regards et j’ai été touchée par ce que j’ai vu. J’étais tachée de sang et de sable mais cela n’avait aucune importance car j’étais fière d’avoir pu soulager un peu cet homme.

Il y a très peu d’étrangers non indiens qui viennent à leur fête mais je me sens bien avec eux et en sécurité.
Le raciste n’existe que si la peur domine… et que la différence ferme notre cœur à l’amour universel.

France Valiquette




Nouvelle du vendredi 17 octobre 2008.


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En septembre dernier, je me suis rendue en Arizona pour la troisième fois. C’est le pays des canyons où vivent les Navajos, un grand peuple fier et courageux qui, tout en conservant leurs valeurs spirituelles, ont aussi le regard tourné vers l’avenir. Leur réserve s’étend sur quatre États. Ils ont leur propre système de loi, de santé et leur université. C’est une entité indépendante dans les États-Unis. Ils ont presque été exterminés au siècle dernier; c’est un point que les Navajos ont en commun avec les Cadiens et qu’ils partagent avec eux. La beauté ainsi que l’immense paix que dégage leur territoire sont inexprimables pour l’écrivaine que je suis.

L’histoire de mon prochain livre, Mercedes Leroyer (deuxième partie), se déroulera entre la Louisiane et l’Arizona, plus particulièrement avec le peuple des Navajos.

Peter Dugas, après deux ans de relation amoureuse avec Mercedes, décide de rompre sans aucune explication et ce, juste avant leurs vacances. Mercedes, se retrouvant seule, décide alors de partir sur la réserve des Navajos pour connaître leurs coutumes et leur culture. Gabriel, le fils de Peter, de même que Ben, devenu un jeune musicien de prestige en Louisiane, sont très inquiets du comportement de Peter. Ils essaient de prendre contact avec Mercedes et, après plusieurs tentatives infructueuses et le désespoir au coeur, décident de partir à sa recherche en Arizona.

L’écriture du livre suit son cours et tire à sa fin. Ensuite, viendront les long mois de correction. Mais j’ai bon espoir que sa parution aura lieu à l’automne 2009.

France

Nouvelle du vendredi, le 19 septembre 2008.


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Les spectacles de Steve Riley and the Mamou Playboys furent couronnés d’un grand succès cet été.

À Ottawa, leur scène au Festiblues était décorée de masques du Mardi Gras et la température était superbe. Ils ont fait un spectacle plus traditionnel et la foule a beaucoup apprécié. Ils ont présenté leurs chansons en français et en anglais. Au Festival Mémoire et Racines, ils sont arrivés à la toute dernière minute car ils ont raté leur vol d’avion. Entre Lafayette et Nouvelle-Orléans, il y a un pont de plus de vingt-trois kilomètres et un camion contenant des matières toxiques s’était renversé sur l’autoroute. Elle a été fermée durant plusieurs heures. Ils ont réussi à se trouver un vol pour le lendemain sur Burlington dans le nord du Vermont. Ils ont fait le reste de la route en voiture jusqu’à Joliette, mais l’énergie était bien là, pour donner un excellent spectacle cajun et zydico.

La surprise fut totale pour les spectateurs quand ils ont interprété à la Domino,
Non rien de rien, d’Édith Piaf. La première fois que Steve a fait cette chanson, c’était le 28 décembre dernier en Louisiane. J’étais avec un charmant partenaire de danse lorsque la valse a commencé et que, tout à coup, j’ai reconnu la chanson que j’ai fredonnée tout en dansant. Quand la pièce fut terminée, j’étais juste en face de Steve et je lui ai fait la révérence pour lui montrer mon appréciation. Il est venu me serrer dans ses bras. Il était heureux que j’apprécie leur interprétation car très peu de gens connaissent madame Piaf en Louisiane. David Greely m’a partagé comment il avait été touché d’entendre tous ces gens chanter avec eux dans la langue de ses ancêtres sous un magnifique ciel étoilé à Joliette.

J’aimerais répondre à une question qu’on me pose souvent après la lecture de mon livre.

«Dans l’un de vos voyages en Louisiane, y avait-il réellement un tueur en série? »

En effet, lors de mon premier voyage en décembre 2002, il y avait un meurtrier qui tuait des femmes durant mon séjour dans une des villes et un des villages où j’ai habité. Je l’ai seulement appris vers le milieu de mon voyage. Ce fut une expérience que je n’oublierai jamais. La peur des femmes et la honte des hommes. Le tueur a été arrêté quelques mois plus tard dans un état voisin, il s’apprêtait à tuer une autre fois. La douleur humaine s’exprime parfois par des comportements extrêmes et tragiques.

France.



Nouvelle du vendredi 15 août 2008.

J’ai entendu Micheline Lanctôt, la réalisatrice et comédienne en entrevue, parler de la beauté. Elle exprimait que la beauté prenait sa réalité quand elle nous amenait à sentir différentes émotions ou sentiments. Même enfant, je la recherchais et à mon plus grand émerveillement, je le trouvais dans la nature. Aujourd’hui, je reconnais la beauté dans différentes formes de vie : humaine, animale, végétale et minérale. La beauté, la vraie, celle qui fait vibrer mon âme et me garde sur le sentier de la lumière, me permet également de cohabiter plus facilement avec mon côté obscur ainsi que celui des autres.

J’étais à Bâton-Rouge, en Louisiane, dans un petit resto-bar modeste. Un homme noir, usé par la vie, un verre de whisky à la main et une cigarette dans l’autre, vint rejoindre les musiciens qui s’installaient pour le spectacle. Nos regards se croisèrent une fraction de seconde et j’ai eu soudainement envie de connaître sa musique. Dès le moment où il a commencé à jouer de sa guitare et à chanter, il est devenu d’une grande beauté.

Ce soir là, j’ai ressenti en l’écoutant une immense joie aussi que beaucoup de tristesse et j’ai eu la sagesse de partir avant qu’il n’ait trop bu et qu’il noie sa beauté. Il est probablement décédé aujourd’hui mais je ne l’oublierai sans doute jamais.

Je vous invite à venir sentir la beauté et à la laisser pénétrer en vous plutôt que de simplement la voir.
France




La nouvelle du vendredi 20 juin 2008.

Steve Riley and the Manou Playboys, le meilleur band cajun de la Louisiane, sera parmi nous cet été. Je les ai connus au Whiskey River à un bal de la veille du Jour de L’An en 2002. La soirée était des plus animée et impossible de vous dire dans combien de bras j’avais dansé quand j’ai décidé de m’approcher du groupe pour les voir jouer. Je me suis trouvée une petite place en face du violoniste; ce n’était pas facile car c’était noir de monde ce soir-là.

J’ai toujours aimé la musique. Même petite fille, dans mes grands moments de tristesse, je me cachais pour chanter. Je me le rappelle comme si c’était hier; et malgré, tout le monde qui dansait et chahutait, j’ai fermé les yeux. Pour la première fois de ma vie, j’ai vécu, non pas senti, chacune des notes de musique que David Greely faisait vibrer sur son violon. Pour moi, c’était un miracle, je venais d’ouvrir une porte sur un autre monde.

J’avais déjà demandé à Zachary Richard comment trouver l’âme de la Louisiane mais c’était elle qui me permettait de rentrer en contact avec la magie de la musique dans son état le plus pur. J’avais cherché à atteindre cet état d’être depuis plusieurs années en allant écouter les plus grands opéras et concerts de musique très variée. Je m’étais rendue en Italie et en Autriche où j’avais vécu de grands moments musicaux mais jamais comme ce soir-là. Depuis ce temps, certains soirs, je peux retrouver cette magie avec d’autres musiciens. Cela fait partie des plus beaux moments de ma vie maintenant.

Steve Riley and the Mamou Playboys viennent de mettre sur le marché en avril dernier une compilation de leurs vingt ans de carrière, The best of Steve Riley & The Mamou Playboys. L’album contient deux CD que vous pouvez retrouver chez Archambault au prix de 28,00 $ plus les taxes ou sur le site de:
www.mamouplayboys.com au prix de 15,00 US $ plus les frais d’envoi de 3,00 $.

STEVE RILEY AND THE MAMOU PLAYBOYS SERONT AU:
Festival International de Blues d’Ottawa le vendredi 11 juillet 2008
www.ottawabluesfest.ca
Festival Mémoire et Racine à Joliette le vendredi 25 et samedi 26 juillet.

www.memoireracines.qc.ca
Steve, David et Sam parlent français. Kevin le comprend un peu et parle quelques mots mais malheureusement pas Brazos. Ce sont tous des Cadiens.


Bonne vacances et j’espère que j’aurai le plaisir de vous rencontrer aux Festivals. Je serai de retour pour vous faire part de la nouvelle du mois d’août.

France Valiquette

La nouvelle du vendredi 16 mai 2008.

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Je vais vous raconter une petite anecdote du salon du Livre de Trois-Rivières. Dans les Salons du Livre, vous avez une journée réservée pour les enfants du primaire et une pour les adolescents du secondaire. Le jeudi, premier jour du Salon, c’était pour le primaire. Vers les dix heures, les enfants ont commencé à arriver et à onze heures, nous étions complètement envahis par les mousses. Je ne sais pas par quel hasard (je n’y ai jamais cru d’ailleurs) mon stand est devenu le bureau des renseignements non officiels pour les enfants perdus. Je dois admettre que je me suis assez bien débrouillée pour une première expérience.

Pendant une période plus tranquille, j’ai vu un petit garçon, l’air timide, qui s’approchait de mon stand. Il a mis un billet de dix dollars sur mon comptoir et m’a demandé s’il avait assez d’argent pour acheter mon livre. Je lui ai expliqué très gentiment que je ne pensais pas que mon histoire pouvait l’intéresser et qu’il trouverait des livres pour les enfants un peu plus loin. Je lui ai donc indiqué le chemin. Un copain, à l’air plus dégourdi, est arrivé près de lui, m’a fait un sourire et les deux gaillards sont repartis vers le coin des livres pour les enfants.

Environ une demi-heure plus tard, qui vois-je arriver à nouveau? Le même petit garçon avec un livre dans un sac. Il a pris son courage à deux mains et m’a demandé s’il pouvait avoir un signet et si j’accepterais de le lui signer. Sincèrement, j’admets que j’ai été surprise. Je lui ai autographié avec plaisir et j’ai aperçu ses yeux briller de joie derrière ses lunettes quand il m’a remerciée. Puis, il s’est retourné vers son ami, l’air triomphant. Alors, l’autre garçonnet s’est avancé à son tour vers moi et m’en a demandé un également. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et maintenant, plusieurs enfants de la Mauricie ont mon autographe sur un signet, une feuille de papier ou, pour les plus organisés, dans un petit carnet personnel. Je pense qu’ils étaient particulièrement impressionnés par la photo de la page couverture. Les plus curieux sont repartis avec quelques notions de la Louisiane.

Le dimanche, en fin après-midi, j’ai rencontré un journaliste de cette région, André Bouchard, un personnage très sympathique. Il a déjà rédigé un article sur mon livre et en sortira un autre à l’été. J’ai également été approchée pour donner une entrevue sur une chaîne de télévision de Trois-Rivières. Je vous en reparlerai fort probablement à l’automne.

France Valiquette



La nouvelle du vendredi 18 avril 2008.

Le roi du Zydéco, Clifton Chénier, est accordéoniste et chanteur. Il a inventé cette musique vers 1944 en jouant sur le coin des rues avec ses cousins mais c’est seulement dix ans plus tard qu’il enregistrait son premier disque Zydéco. À partir de ce moment, ce musicien créole de grand talent à la personnalité flamboyante réussit à créer un véritable envoûtement pour cette musique. Il fit même une tournée en Europe où il fut acclamé comme un héros. Il est décédé le 12 décembre 1987 à l’âge de 62 ans. Malheureusement, on avait été dans l’obligation de lui amputer les deux jambes suite à des complications dues au diabète et à une maladie rénale. Pour une grande majorité de Créoles de la Louisiane, cet homme demeure encore aujourd’hui leur plus grande idole. À quelque reprises, j’ai pu constater la fierté pointée dans le regard d’un Créole quand je leur parlais de Monsieur Chénier. Son fils, C. J. Chénier, est également un excellent musicien et son band porte le même nom que celui de son père, « C. J. Chenier & the Red Hot Louisiana Band ». La seule différence est son prénom. J’ai eu le plaisir de l’écouter et de danser sur sa musique à plusieurs de ses spectacles; mais, chose curieuse, jamais en Louisiane car il n’y joue que très rarement…

«  Peter Dugas a réussi à passer à travers sa peur et à interpréter au saxophone la chanson, « I was to go home
 », de Clifton Chénier, en mémoire de ses collaborateurs décédés ».

France Valiquette

Salon du livre de Trois-Rivières.

Je serai au Salon du Livre de Trois-Rivières  le 3-4-5-6 avril 2008.
Pour plus d'informations,
www.sltr.qc.ca ou 1-819-376-1991.
Au plaisir de vous rencontrer.
France Valiquette
Nouvelle du vendredi 21 mars 2008.

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C’était en avril 2005, le soleil brillait sur un ciel splendide. Il faisait plus beau et chaud que j’avais prévu. Après de longs mois d’hiver, quel plaisir de célébrer Pâques sous des cieux plus cléments. Blake Oliver m’avait invitée dans leur petit studio de musique à Bâton-Rouge pour assister à une de leur pratique. Le groupe The Terms se préparait à ce moment-là à sortir un premier CD et c’était le début des récitals qui commençaient. Le Jeune band était très fier qu’une Canadienne française s’intéresse à leurs compositions et interprétations. J’ai pu connaitre avec eux une autre vision de la Louisiane ainsi que les perceptions et rêves de cette génération que plusieurs étrangers ignorent.

Les fêtes de Pâques pour les Cadiens, c’est aussi le temps des grands rassemblements pour faire des barbecues et bouillir des écrevisses. J’étais à mon troisième voyage mais je ne me suis pas méfiée ; alors, j’ai mangé des écrevisses tellement épicées que je me suis retrouvée complètement étouffée et incapable de respirer. Je ne pensais pas que cela était possible ; inutile de vous dire que j’ai eu ma leçon. Si vous vous rendez en Louisiane, vous prenez une toute petite bouchée, vous attentez quelques secondes et vous pourrez alors décider si vous pouvez continuer à manger le mets servi. Il est inutile de vous rendre malade, les Cadiens comprennent que cela n’est pas dans nos coutumes.

Tout est fleuri et le parfum des fleurs est d’une telle sensualité, c’est un des plus beaux moments de l'année pour voir ma chère Louisiane.

Joyeuse Pâques! Que plaisir et musique soient au rendez-vous!

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 21 février 2008.

J’ai eu envie ce mois-ci de vous parler du Mardi Gras qui avait lieu cette année le cinq février, alors nous aurons Pâques quarante jours plus tard. Vous avez sans doute entendu parler de celui de la Nouvelle-Orléans mais en Louisiane chaque ville et village fêtent le Mardi Gras. Certains travaillent à la conception de leur costume durant des mois pendant que d’autre vont les louer. La fête commence souvent trois semaines avant et cette année les Louisianais n’ont pas eu grand repos après les festivités du jour de L’An.
Je suis allé en 2004, mais malheureusement, j’ai eu des problèmes de caméra alors vous ne pourrez pas voir mon magnifique costume… les gens s’arrêtaient dans les rues pour me prendre en photo. Je voulais faire honneur à la créativité québécoise Pour le Grand Jour; j’avais choisi celui d’Eunice, le Mardi Gras traditionnel d’autrefois. Les Mardi Gras arrivaient de la campagne environnante à cheval, certain tenant une poule dans une de leur main ainsi s’organisait la parade dans les rues de cette petite ville. Des chars allégoriques défilaient avec la chanson du Mardi-Gras interprétée de différentes façons. Le plaisir des gens était d’attrapé des colliers multicolores lancés à partir des chars. Je vous mentirais si je ne vous disais pas que la bière ne coulait pas à flot mais des policiers souriant, veillaient à maintenir l’ordre et la sécurité. Quand la parade fut terminée alors les meilleurs musiciens cajuns de la Louisiane sont là; pour vous faire danser dans les rues. Hé oui ! les Cadien peuvent danser… encore et encore, pendant des heures.

France Valiquette

Voici le texte intégral de La chanson des Mardi Gras.

Interpréter ici par Zachary Richard en 1977 www.zacharyrichard.com

Les Mardi Gras s’rassemblent une fois par an
Pour d’mander la charité
Ils s’rassemblent un fois par an
Tout à l’entour du grand moyeau

Capitaine, capitaine voyage ton flag
Allons aller chez nos voisins
Capitaine, capitaine voyage ton flag
Allons aller sur le chemin

Les Mardi Gras d’mandent la rentrée
À chaque maître et à chaque maîtresse
Ils d’mandent la rentrée
Avec tous les politesses

Donnez nous aut’s un ‘tite poule gras
Ou bien un ‘tit peu d’ riz
On vous invite de v’nir ce soir
Manger du bon Gumbo

Voulez-bous bien recevoir ces Mardi Gras.
Cette grande bande de grand soulards
Les Mardi Gras vous remerci bien
De vot’ bonne volonté

Les Mardi Gras viennent de tous partout par tout
Pour d’mander la charité
Ils s’rassemblent de tout par tout
Mais principalement du grand bayou

Allons aller sur le chemin


Nouvelle du vendredi, le 18 janvier 2008.


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Mon livre « Mercedes Leroyer ; Partie 1, Louisiane » a été bien reçu à Lafayette. Les gens étaient touchés… mais malheureusement, peu d'entre eux pourront le lire car cela représente un gros défi  pour les Cadiens et les Créoles de lire en français.

J'ai eu du bon temps avec Norbert, le seul personnage non fictif de mon livre.  Nous sommes allés dans les bayous durant des heures.  La température était plus froide certain jours mais quand elle s'est réchauffée, nous avons pu y voir de nombreux oiseaux; par contre, les alligators sont en dormance l'hiver. J'ai même cuisiné du poisson frais, surnommé « saccalet », que Norbert avait pêché ; c'est plus délicieux que du poisson-chat. Il était allé à la chasse et avait manqué deux chevreuils ; je lui ai dit :
-C'est sûrement  la « mire » de ton fusil qui est le problème.
Il a souri.
- C'est sûr que t'as raison!

Ce fier Cadien a plus de 74 ans et conserve une bonne énergie.  Sa passion, c'est la nature et il a toujours gagné sa vie avec elle. Ses yeux brillent quand il raconte ses plus belles chasses aux alligators. Il est photographié dans National Geographic avec une superbe prise mais je ne me souviens plus en quelle année.  Malheureusement, ses enfants n'ont pas la même passion mais un de ses petits-fils âgé de 16 ans a commencé à développer le même intérêt que lui.  Ils passent beaucoup de temps ensemble et cela le rend des plus heureux.

Je suis moi aussi en train de me trouver un deuxième père comme Mercedes… et cela me remplit de joie.

France Valiquette