Décembre 2011.
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Bonjour à chacun d'entre vous.


L’année 2011 m’a permis de terminer ma belle aventure de la trilogie sur le sud des États-Unis. Quand J’ai débuté mon premier livre, je ne savais pas encore où cela me conduirait, mais quelle richesse cela m’a apportée! Tous ces voyages et questionnements qui m’ont inspirée, ainsi que tous ces peuples qui habitent ces états américains m’ont fait découvrir tellement de nouvelles choses. Cela m’a permis de comprendre un peu plus la vie, comment je me situe à l’intérieur d’elle et où je veux continuer d’aller… Mon prochaine livre nous fera voyager en Nouvelle-Zélande.


Ce merveilleux endroit que l'on surnomme:

« Le paradis perdu ».


Je vous souhaite pour la prochaine année 2012 de l’Énergie afin de pouvoir vivre les projets les plus nobles qui vous habitent.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 25 novembre 2011.

LA LIBERTÉ.

Les quelques pas qu’il lui restait à marcher avant d’arriver au motel qui était situé sur le bord de la route nationale lui semblèrent durer une éternité tant la fatigue l’accablait. Philippe ne réussissait pas à savoir si c’était à cause de la pénible discussion qu’il avait eue au préalable avec son père ou les nombreux kilomètres qu’il avait parcourus durant la journée qui l’avaient mis dans ce triste état.

Il poussa la porte de l’établissement et aperçut un homme au crâne chauve derrière un comptoir qui l’accueillit avec un air jovial. Il lui demanda, d’une voix anxieuse, le prix de sa chambre la moins dispendieuse. L’homme le regarda plus attentivement et lui proposa une petite chambre pour à peine vingt dollars. Philippe soupira de soulagement et déposa l’argent sur le comptoir. Son père avait refusé de l’aider financièrement pour terminer son voyage et il avait pris la décision qu’il se débrouillerait dorénavant tout seul. Il voulait enfin connaître le goût de la vraie liberté.

Le lendemain, il se leva tôt et se rendit à la petite salle à manger où était servi le déjeuner, car la faim lui tenaillait le ventre. Il trouva le propriétaire qu’il avait rencontré la veille à son arrivée derrière le comptoir du restaurant dans un état frôlant la panique. Son épouse qui s’occupait généralement de préparer les déjeuners s’était réveillée avec une forte fièvre et il devait s’occuper de préparer les repas pour les clients. Philippe, sans prendre le temps de réfléchir, lui offrit son aide. Il se retrouva alors à la cuisine à faire cuire les œufs et les saucisses, à rissoler les pommes de terre et à trancher les tomates pendant que monsieur Thoiry servait les clients.

Les années passèrent et le motel était toujours aussi bien entretenu, mais il avait été vendu il y avait une bonne dizaine années à monsieur Philippe. En fait, il n’était jamais reparti de la petite ville où il s’était arrêté un soir pour dormir, excepté pour les voyages qu’il s’offrait une ou deux fois par année. Il se sentait un homme libre et il aimait son travail. Un violent orage avait éclaté vers la fin de l’après-midi et il fut surpris d’apercevoir une dame seule, complètement trempée, venir vers la réception. Il lui proposa sa meilleure chambre, celle ayant comme nom : « Autriche ». Elle le regarda étonnée et il lui expliqua en souriant que toutes ses chambres portaient le nom d’un pays qu’il avait déjà visité. Anne Daviault pénétra dans le royaume autrichien et fut étonnée de trouver des magnifiques photos de cette région qui ornaient les murs. Son regard se posa sur le bureau et elle aperçut un cartable simplement intitulé :

« Un voyage au pays de Sissi ». Elle ouvrit le document et découvrit à la première page une magnifique photo de l’impératrice d’Autriche.

Elle avait pris une douche bien chaude car la pluie l’avait glacée et s’était ensuite confortablement installée dans son lit. Anne plongea dans le manuscrit qu’elle parcourut du début à la fin.

Il se faisait tard et les clients ne viendraient plus avec cette pluie torrentielle qui continuait à balayer les routes. Philippe se préparait à éteindre les lumières de la réception quand il vit Anne surgir devant lui. Elle l’avait regardé avec insistance et avait fini par lui demander si c’était bien lui qui avait écrit le document qu’elle avait entre les mains. Au début, Philippe n’avait pas compris sa question et quand il l’avait enfin saisie, il s’était mis à rire.

Il lui expliqua qu’il adorait écrire ses souvenirs de voyage et que cela lui permettait de patienter jusqu’au prochain. Elle lui demanda s’il n’avait jamais pensé les envoyer à un éditeur et Philippe lui avait répondu qu’il l’avait déjà fait à deux reprises. Il n’avait jamais reçu de réponse; alors, il avait laissé tomber. Le lendemain, elle était repartie en lui demandant la permission de prendre trois manuscrits avec elle.

Quelques mois plus tard, en rentrant d’une incroyable aventure dans la forêt amazonienne, il avait trouvé une lettre d’Anne. Elle s’excusait du temps qu’elle avait mis avant de lui donner des nouvelles car elle avait dû s’occuper de sa fille gravement malade et qui était maintenant décédée du sida. Elle s’était remise au travail et avait réussi à trouver une maison d’édition qui acceptait de publier ses récits de voyage. Le directeur de l’entreprise espérait qu’il en aurait d’autres à lui proposer prochainement. Anne terminait en lui demandant ce qu’il en pensait.

Philippe s’était assis derrière son comptoir en rêvant déjà à cette nouvelle opportunité que pourrait lui donner sans doute ce revenu… inattendu.

Plus de liberté pour pouvoir faire ce qu’il aimait le plus, partir à la découverte d’autres mondes.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 21 octobre 2011.

Je suis allée voir le spectacle équestre de Cavalia : Odysséo. Du point de vue technique, la présentation était spectaculaire et le jeu des chevaux libres étaient remarquable malgré la grande nervosité que je sentais chez la plupart des chevaux, ce qui m’a attristée. Ces magnifiques animaux avaient exécuté leur travail sans joie avant de retourner dans leur tente-écurie près d’une autoroute où ils vivraient durant des semaines. À la fin des représentations, les chevaux auraient sans doute un peu de repos à la campagne avant de repartir pour une longue tournée.

J’ai eu la chance de voir dans différents pays des spectacles de chevaux à l’extérieur et je me rappelle celui d’Ebbs en Autriche où le soleil s’était réellement couché derrière les montagnes. Les chevaux étaient dans un paysage naturel et je les avais sentis heureux et disponibles à travailler… c’était alors renversant de les voir. Après le spectacle, on les avait conduits dans de grands enclos où ils étaient de nouveaux libres dans un habitat où ils pouvaient refaire leur plein d’énergie.

Je peux comprendre qu’à une autre époque, la vie de l’homme pouvait dépendre d’un cheval et que leur situation était souvent très précaire comme celle de leur propriétaire. Mais aux 21ième siècle, comment sommes-nous arrivés à traiter les animaux sans respect pour ce qu’ils sont réellement en les utilisant souvent comme des jouets. Il y a quelques semaines, j’ai aperçu sur le trottoir un chien avec un imperméable et je suis restée complètement sidérée. Ils sont devenus prisonniers de nos caprices et développent souvent de nouvelles maladies. Je pense que de savoir aimer un animal, c’est établir une relation en respectant leur dignité et leurs besoins réels…

J’ai souvenance d’un Navajo avec qui j’ai monté à cheval dans les canyons. Au retour de notre randonnée, la première chose qu’il a faite a été de leur donner à boire; après, nous les avons reconduits au pâturage et tous les autres chevaux sont venus à sa rencontre. Il m’a ensuite présenté à chacun d’entre eux avec fierté. C’était ses compagnons. Je me rappelle d’une petite jument qui s’appelait Katrina. Elle était née la journée où l’ouragan du même nom a dévasté une partie de la Louisiane.


« Le cheval rendra l’homme noble, si l’homme sait l’aimer ».



France Valiquette


Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate




France Valiquette
« Californie; Mercedes Leroyer, partie 3 »
Les Éditions Manuka




La romancière France Valiquette nous revient avec une très touchante histoire dans son dernier livre sur le sud des États-Unis : « Californie; Mercedes Leroyer, partie 3 ». Suite à un souvenir marquant de son adolescence, elle décide de se rendre en Louisiane à la recherche de l’âme de cet endroit mythique sous les conseils éclairés de Zachary Richard. L’idée de cette trilogie sur la survie commença à germer dans son esprit durant ses nombreux voyages.

« Californie; Mercedes Leroyer, partie 3 »
L’aventure se poursuit dans la Californie, l’Arizona, la Louisiane et le Tennessee. Mercedes, après avoir accompli sa dernière promesse faite à Ekis, décide d’aller s’installer en Californie pensant pouvoir réaliser son rêve de pratiquer de la thérapie avec les chevaux. Mais le vieux chef navajo, Takoya, réussit à convaincre l’asdzáni kf de venir travailler quelques mois par année dans la réserve. Mercedes se retrouve sur la route avec un jeune cowboy, Jim, à soigner les chevaux et leurs propriétaires… Un drame surviendra qui laissera notre héroïne brisée.

Peter, ressentant un amour profond pour elle depuis des années, essaiera de venir à son secours, mais seuls les chevaux pourront peut-être influencer son destin et l’aider à survivre sans se renier.

La Trilogie
L’histoire de son premier tome : « Mercedes Leroyer; Louisiane, partie 1 » se passe entre le Québec et la Louisiane, Mercedes fait la rencontre d’un shérif, Peter Dugas, à Lafayette dans des circonstances des plus troublantes… et celui-ci décide de croire à son histoire car il la sent incapable de mentir. Peter est un musicien dans l’âme mais a dû abandonner sa passion afin de pouvoir connaître son fils. Il a maintenant choisi d’aider les jeunes en détresse avec le pouvoir de la musique quand cela lui est possible, plutôt que de les mettre en prison. Le second roman : « Arizona; Mercedes Leroyer, partie 2 » se déroule entre l’Arizona et la Louisiane. Mercedes se rend dans la réserve des Navajos afin de mieux connaître ce peuple et leur ancêtre Anasazi. Lors d’une randonnée dans un canyon, un géologue navajo, Ekis Butahé, lui sauve la vie de justesse… Ekis est un homme de science mais il est aussi le descendant d’un grand-père chaman. Il lui a fallu de longues années pour apprendre à vivre en harmonie avec son esprit scientifique et les croyances spirituelles de son peuple. Un lien profond se tisse entre eux quand Ekis réalise que Mercedes est une asdzáni kf.

France Valiquette, auteure et thérapeute, partage dans ses romans sa vision des comportements humains et leurs influences sur la société. Elle réussit à travers ses personnages à faire resurgir l’étrange force positive ou négative qui les habite et cela nous aide à mieux comprendre comment certains peuples survivent envers et contre tous tandis que d’autres civilisations disparaissent.


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Contact avec les médias
Denise Desjardins
Tel. 450-933-8165
desjardinsdenise@videotron.ca
contactmanuka@bell.net

France Valiquette
« Californie; Mercedes Leroyer, partie 3 »
LES ÉDITIONS MANUKA

Distribution Benjamin Livre
www.francevaliquette.com

Nouvelle du vendredi 26 août 2011.

Quand j’étais enfant, vers huit ou neuf ans, assise sur la balançoire que mon père m’avait installée, je pouvais chanter pendant des heures des refrains que j’inventais. Ma mère n’aimait pas la musique; alors, je profitais de la liberté que me donnait l’été à la campagne pour vivre ma passion.

À l’adolescence, je m’enfermais dans ma chambre avec ma mini chaîne-stéréo pour écouter de la musique quand je ressentais de la joie ou de la grande tristesse. J’ai écrit sur la quatrième de couverture de mon premier livre : Mercedes Leroyer; Louisiane, partie 1 : « S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait ». C’est ce que je ressens au plus profond de mon être depuis mon enfance… car la musique m’a si souvent guérie de tant de maux.


Mercredi, le 27 juillet 2011.

Je me suis rendue au Centre Molson avec le sentiment que je passerais un bon moment musical. Le spectacle a commencé en retard car les gens ont souvent l’habitude d’arriver à la dernière minute et comme le Centre Molson était complètement rempli, cela a pris du temps avant que tout le monde soit bien installé. J’avais entendu à la radio que Sir McCartney donnait la plupart de ses spectacles sans entracte.

J’étais allée aux toilettes avant de me diriger vers mon siège, ce qui ne fut pas le cas de plusieurs personnes qui buvaient de la bière et qui se tenaient pliées en deux vers le milieu du concert, ne voulant rien manquer. J’étais placée à droite de la scène dans les estrades avec mes jumelles quand il a monté l’escalier devant moi pour se rendre sur la scène. Il portait un veston rouge de coupe un peu militaire et cela m’a fait sourire… une veste d’ailleurs qu’il n’a gardée que le temps de quelques chansons. Il portait également des bottes noires de style western avec des talons d’environ six centimètres de hauteur, ce qui lui permettait de glisser sur la scène et d’avoir l’agilité et la souplesse d’un félin.

Après sa troisième chanson, j’ai ressenti un étrange malaise. Je pouvais apercevoir le halo d’énergie de ses mains et j’étais captivée de le voir jouer de la guitare mais je ne pouvais mettre de mots sur ce que je vivais. Paul vint s’asseoir à un piano à queue qui était juste devant l’endroit où je me tenais; ainsi, il était dos à moi et je pouvais apercevoir ses mains qui se déplaçaient sur le clavier. Les larmes me vinrent aux yeux. Je venais de comprendre, même si je n’avais jamais pensé que cela puisse être possible. Le champ électro magnétique de ses mains était tellement puissant et si parfaitement maîtrisé que la note de musique commençait à vibrer une fraction de seconde avant qu’il eut posé ses doigts sur le clavier. J’étais renversée… Ce musicien vit intensément sa musique et surtout, il a toujours cru en elle depuis la nuit des temps. C’est pourquoi il la partage avec les autres avec une facilité incroyable.

Paul McCartney a rencontré John Lennon à l’adolescence; il jouait déjà de la guitare et du piano et composait sa musique. John, à cette époque, était plus influencé par la musique d’Elvis Presley et ce serait lui qui l’aurait amené à écrire et à composer sa musique. Après, s’est greffé George Harrison; ensuite, ils ont joué avec quelques autres musiciens et enfin est arrivé Ringo Star. Les Beatles sont nés et leur musique a révolutionné le monde.

Ma croyance est qu’il y avait très certainement un autre membre du groupe qui avait une perception de la musique assez similaire à celle de Paul.



France Valiquette

Nouvelle du mardi 21 juin 2011.

Je vous souhaite un agréable été et pour l’égayer, je vous offre une chanson du dernier album, Grand Isle de Steve Riley & the Mamou Playboys un des meilleurs bands de la Louisiane. Vous y trouverez cette surprenante interprétation de la chanson de madame Édith Piaf « Non, je ne regrette rien » qui est, à mon humble avis, très réussie.

www.mamouplayboys.com

Je vous reviens cet automne avec mon prochaine livre.

« CALIFORNIE; MERCEDES LEROYER, PARTIE 3 ».





France Valiquette

Nouvelle du vendredi 20 mai 2011.


Une maison écologique
« The Holy Cross, Projet »

La phénoménale, Ruthie Foster,


Je suis de retour depuis à peine quelques jours de la Louisiane. Je me suis rendue à la Nouvelle Orléans et j’ai pris le temps d’aller visiter le projet de la fondation The Holy Cross, Projet « Global Green U.S.A. » parrainé par l’acteur américain bien connu Brad Pitt. J’ai enfin pu voir la brèche qui s’était produite dans la Levée durant l’ouragan Katrina et j’ai pu constater les réparations qui y ont été faites. Après toutes ces années, j’ai eu la surprise d’apprendre ce qui avait causé vraiment une bonne partie des dommages. Un bateau a heurté la Levée probablement durant l’ouragan et cela a considérablement aggravé l’inondation qui s’était produite à l’époque. Le site est pratiquement nettoyé. Les maisons qui se trouvaient à cet endroit avaient été évaluées en moyenne à soixante mille dollars que le gouvernement américain a remboursés aux propriétaires possédant la preuve de la propriété de leur terrain.

La fondation créée par Brad Pitt avait lancé un concours international d’architecture pour des plans de constructions qui pourraient résister aux assauts répétés de la nature dans cette région. Des maisons écologiques sont maintenant construites pouvant mieux s’adapter au climat. Les murs sont en béton, donc plus solides; des panneaux solaires emmagasinent l’énergie, des réservoirs recueillent l’eau de la pluie et les bois utilisés supportent mieux l’agression des insectes et des moisissures. Ce sont des bâtisses qui respectent le style de la Nouvelle-Orléans que j’ai trouvé très bien aménagées et jolies.

Les anciens propriétaires de ces terrains peuvent avoir ces maisons écologiques valant environ cent cinquante mille dollars pour la somme que le gouvernement leur a remboursée sur leur ancienne demeure. La fondation assume la balance du coût de la propriété. Après toutes ces années de difficultés et d’épreuves, pour tous ces gens, cette terrible expérience se transforme en quelque chose de positif.

Pendant mon séjour, j’ai participé à trois festivals. Le premier : le Festival International de Louisiane à Lafayette; le second : le New Orleans Jazz Fest & Heritage Festival et le dernier : le Festival des Écrevisses à Breaux Bridge. J’ai vécu de beaux moments de joie, des envolées musicales qui vous chavirent l’âme et plusieurs autres pas de danse à mon actif.

Une dernière bonne nouvelle; Zachary Richard a chanté durant une trentaine de minutes sur la plus grande scène au Jazz Fest. C’était, je pense, sa première apparition musicale depuis son accident vasculaire cérébral et une de mes amies qui le connait depuis longtemps lui a fait une accolade après son spectacle et elle m’a certifié… qu’il allait beaucoup mieux. Je n’ai malheureusement pas assisté à sa prestation car je n’étais pas à la Nouvelle-Orléans ce jour-là.

Le spectacle qui m’a le plus fait vibrer était celui de Ruthie Foster au Jazz Fest à la tente du blues. J’avais connu cette chanteuse et excellente guitariste au Festival de Jazz de Montréal il y a quelques années. Ruthie a entraîné avec sa musique toute la foule et cela a été mon plus beau moment musical de ce voyage agrémenté par le parfum des fleurs louisianaises sous un merveilleux ciel bleu du printemps.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 22 avril 2011.

Pour la Fête de Pascale,

J’aimerais vous raconter cette belle histoire ou légende de Sainte Agnès.

« En 304 après J.C., Sainte Agnès a été décapité.

Elle était une jeune fille romaine qui avait adhéré au Christianisme et que le fils du gouverneur romain voulait comme femme…

Elle avait refusé…

Le fonctionnaire romain avait ordonné qu’elle soit forcée à se prostituer dans le temple romain pour la punir de sa foi chrétienne…

Elle avait été amenée dans une maison close et avait été complètement dépouillée de ses vêtements…

Selon la légende, ses cheveux auraient poussé durant la nuit afin de couvrir sa nudité…

En raison de différents évènements surnaturels, elle avait été considérée comme sorcière… »

Agnès serait donc passée de sorcière à sainte dans l’espace de quelques siècles.

J’imagine que cela doit faire partie des vrais miracles de la vie!



Joyeuse Pâques.

France Valiquette

Nouvelle du vendredi 25 mars 2011.

La peur est-elle devenue votre ennemie?

À l’âge de sept ou huit ans, je demeurais à la campagne près d’une rivière et mon père travaillait souvent à l’extérieur. J’avais entendu des voisins raconter qu’il y avait un vagabond qui se promenait dans les environs. Mon père n’était pas le genre à avoir peur des étrangers, mais comme il était souvent parti de la maison, la peur s’était glissée sournoisement en moi. Déjà que je n’étais pas très brave dans la noirceur, il y avait maintenant le spectre de cet homme qui rôdait...   Le jour, je continuais mes longues promenades avec ma chatte et mon chien sur le bord de la rivière et dans le petit boisé, mais le soir, j’avais de plus en plus peur.

Un après-midi où je revenais d’avoir été cueillir des framboises, j’avais aperçu au loin l’ombre d’un vieil homme courbé, mais je n’en avais parlé à personne. Le lendemain matin, à mon réveil, j’avais décidé de demeurer un peu plus longtemps dehors à la brunante. Chaque fin de journée, je travaillais à apprivoiser la noirceur, je rentrais tremblante à l’intérieur de la maison avec la peur qui me serrait le ventre, mais chaque soir, je réussissais à rester quelques minutes de plus dans l’obscurité. Puis, progressivement, ma frayeur a diminué. Une nuit, en cachette, après que tout le monde eut été endormi dans la maison, j’avais réussi à aller admirer les perséides du mois août.

Quelle belle victoire pour une petite fille que l’on traitait de peureuse! Je n’ai jamais su réellement si, cet été-là, il y avait eu un itinérant dans la région, mais j’avais appris que nous avions un pouvoir sur nos peurs.

Les années ont passé et j’ai été souvent confrontée à toutes sortes de peurs…   J’ai continué de vouloir déchiffrer celles qui pouvaient être réellement justifiées de celles qui étaient irrationnelles. Dans différents moments dans ma vie, je me suis retrouvée dans des situations de véritable danger et j’ai eu la chance de le ressentir dans chaque fibre de mon corps.

Je vais vous en donner un exemple : « Lors de mon dernier voyage en Nouvelle-Zélande, dans la ville de Christchurch, il y a eu des secousses sismiques, et la deuxième a été plus importante. J’étais dans un marché d’alimentation quand j’ai perçu qu’un tremblement de terre allait venir. D’ailleurs, je ne fus pas la seule à le ressentir, car d’autres personnes se sont déplacées dans le milieu de l’allée durant les mêmes secondes. Instinctivement, j’ai écarté un peu les jambes pour avoir plus d’équilibre, et j’ai laissé consciemment passer la secousse à travers moi, sans résister, pendant que je regardais les objets qui se trouvaient sur les tablettes s’écraser sur le sol. À la première secousse dans la nuit, j’avais eu peur, terriblement peur car je ne savais pas ce qui se passait. Cela m’a pris plusieurs semaines avant de réussir à dégager complètement toute cette tension dans mon corps qui était reliée à la trop grande décharge d’adrénaline libérée par mes surrénales ».

Exactement cinquante-huit jours plus tard, dans le centre-ville de Christchurch où j’avais demeuré dans un hôtel, il y a eu un tremblement de terre qui a causé un véritable désastre et tué plusieurs personnes. Quand j’ai vu les images de la catastrophe sur internet, mon corps s’est à nouveau crispé par réflexe, mais j’ai réussi dans les heures qui ont suivi à me défaire de la raideur dans mes épaules et dans mes jambes car le danger n’était pas réel.

Une grande partie de ma vie, particulièrement durant mon adolescence, les gens me répétaient sans cesse que j’étais trop sensible. Aujourd’hui, je considère que mon intuition est l’une de mes plus grandes richesses. Le fait de pouvoir reconnaître souvent une situation qui représente un véritable danger me protège, car si la peur nous paralyse, l’angoisse ou pire encore, nous diminuons ainsi notre qualité de vie.

J’ai développé ce précieux atout à travers les années grâce à ma sensibilité et ma détermination de vouloir vivre librement sans être toujours envahie par des peurs utopiques.

J’ai lu un jour cette phrase…   qui m’a beaucoup interpellée :

« Une vie vécue dans la peur est une vie à moitié vécue »



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 18 février 2011.

La plage sauvage de Oakura, Nouvelle-Zélande


Je me suis rendue à l’autre bout du monde durant un peu plus d’un mois en décembre et janvier derniers pour y faire des recherches pour un prochain livre. J’ai célébré le solstice de l’été au pays de l’Aotearoa « Nouvelle-Zélande » dont le premier peuple a été et est toujours les Maoris. J’avais déjà visité ces îles à deux reprises par le passé.

C’est un endroit d’une beauté presque inimaginable pour les amoureux de la nature. Nous retrouvons dans l’île du nord, celle qui est la plus industrialisée, la première ville du pays Auckland. Ces terres renferment des geysers dans la région de Rotorua, la capitale des Maoris. Il y a également les grottes de Waitomo, plusieurs volcans, le parc national de Tongariro où se trouve la quatrième plus belle montagne au monde ainsi que des plages magnifiques. À l’autre bout de l’île se trouve la ville de Wellington, la capitale qui est reconnue pour ses intérêts artistiques et c’est dans son port que l’on peut prendre le bateau pour une traversée de trois heures dans l’île du sud. C’est dans cette même région que nous y retrouvons « Les circuits du Seigneur des anneaux ».

La Capitale Christchurch est située sur ce qui est appelée la « terre de feu » dans l’océan Pacifique. Dans cette île, on y retrouve des fjords dont on a su protéger l’authenticité et la pureté des paysages. Je les ai trouvés encore plus spectaculaires que ceux de la Norvège que j’avais pourtant beaucoup appréciés. Ensuite, on y retrouve des glaciers ainsi que des montagnes à vous couper le souffle sur des kilomètres de côtes sauvages. Sur les plages de Kaikoura, on peut observer des otaries et plusieurs autres espèces d’oiseaux dont l’albatros royal. Cet oiseau est celui qui possède les plus grandes ailes au monde et il peut passer jusqu’à trois jours à voler en mer. L’élevage des moutons est très répandu. Il y a ceux pour la laine et ceux pour la viande. Je dois vous confier que je trouve qu’ils ont une vie merveilleuse car ils vivent pour la plupart sur le flanc des montagnes avec le souffle de la mer qui vient faire frémir leurs belles frimousses toutes bouclées. Les autres animaux d’élevage vivent dans la plus grande liberté dans les prés.

L’écologie est bien intégrée dans la façon de vivre des Kiwis et leur culture produit des fruits délectables ainsi que des légumes savoureux. Je n’avais jamais mangé de fruits aussi bons. Lorsqu’un Néo-Zélandais, « un Kiwi », m’a tendu un abricot qu’il venait de cueillir de l’arbre, j’ai alors enfin compris la chute du paradis terrestre… car si j’avais été à la place d’Adam, cela n’aurait pas été à cause d’une pomme que j’aurais pu glisser dans le péché… mais bien pour cet abricot. Sa sensualité, son parfum ainsi que sa texture dans ma bouche m’ont presque menée à l’extase…

La Nouvelle-Zélande est considérée comme étant parmi les nouveaux pays émergeants de producteurs de vin d’excellente qualité. Il est inutile de vous dire que le vin est à l’honneur un peu partout mais ne vous inquiétez pas, ma consommation est demeurée très raisonnable.

J’ai grimpé et marché durant des kilomètres, pris des photos, rempli des carnets de notes mais ce que j’ai fait de mieux : « C’est de laisser pénétrer l’énergie de ces lieux dans toutes les cellules de mon corps ainsi que dans les tréfonds les plus secrets de mon esprit afin de pouvoir me régénérer en profondeur ». Ce qui m’a permis de réussir à dépasser certaines de mes frontières et je connais maintenant ce que veut dire : appartenir à une terre… l’Aotearoa ( pays du long nuage blanc ) a gardé une partie de moi en son sein.



La montagne sacré de Tongariro, Nouvelle-Zélande




France Valiquette