Décembre 2012.
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Conte de Noël,

Cela faisait maintenant quelques années que nos trois intrépides amis trolls faisaient partie de l’équipe du seul vrai père Noël, celui qui avait toujours habité en Laponie dans le nord de la Norvège.

La situation économique était difficile dans bien des régions du globe et même les bonnes compagnies ne pouvaient plus leur vendre des jouets à prix modique comme par le passé. Le père Noël et ses lutins avaient commencé les préparatifs pour le grand jour beaucoup plus tôt que par les années passées. Depuis plusieurs mois, les trolls étaient sur la route, car ils devaient aller ramasser les jouets qui leur étaient donnés par les gens qui vivaient dans les quartiers riches. Ils les rapportaient à l’atelier du père Noël et les lutins avec leurs petits doigts agiles les remettaient à neuf ou presque. Dans l’équipe, il y avait même deux lutins qui s’étaient spécialisés dans les jouets électroniques.

Les trois trolls venaient de décharger leur dernière récolte pendant que les lutins s’activaient à leur tâche. L’atelier ressemblait à un chantier de fourmis. Chaque lutin exécutait sa tâche avec précision et bonne humeur. Le père Noël avait permis à Gustav et ses deux amis de prendre quelques jours de congé, car ils l’avaient bien mérité. La pêche leur manquait et ils voulaient aller taquiner le poisson avant que les rivières ne soient à nouveau couvertes de glace.

Gustav, Édouard et Nelsans avaient rencontré un jeune adolescent troll qui avait été abandonné par ses amis parce qu’il bégayait et marchait trop lentement. Il faut dire qu’il était si petit et si maigre qu’il était normal qu’il n’ait pas beaucoup d’énergie. Le premier soir où il avait dormi à leur campement, ils avaient dû le réveiller deux fois, car il hurlait dans son sommeil, de peur sans doute. Nelsans avait toujours eu un cœur en or et il avait proposé que le groupe le prenne avec lui. Gustav avait d’abord hésité et puis, il s’était senti incapable d’abandonner leur nouveau compagnon, Alzard.

Gustav était le chef des écuries du père Noël. Il devait s’occuper du bien-être de ses rennes et quand il lui restait un peu de temps, il venait participer aux travaux de l’atelier. Ce jour-là, quand il avait ouvert la porte, il n’avait pas entendu le moindre bruit. Il s’était dirigé inquiet vers l’atelier et ils les avaient tous trouvés immobiles, le regard désemparé. Le père Noël ayant eu un grave malaise cardiaque la veille, quel malheur! Il devait rester au grand repos durant plusieurs semaines et sans doute davantage. Gustav se demanda pour la première fois quel âge pouvait bien avoir le vieux monsieur.

La fée des Étoiles s’avança lentement vers lui avec un sourire las et comme à chaque fois qu’elle s’adressait à lui, il se sentit rougir. Gustav était amoureux en secret de la fée des Étoiles.

-

Mon cher Gustav, mon frère aimerait que tu prennes sa place pour la prochaine fête de Noël.

-

Il voudrait que je sois le père Noël? Mais c’est impossible, je ne peux pas…

-

Tu dois accepter, car nous ne pouvons pas décevoir tous les enfants qui attendent le père Noël. Je vais te confectionner un magnifique costume et je te révélerai certains de ses secrets.

Tous les regards étaient tournés vers lui, et tous attendaient sa réponse. Il ne pouvait pas refuser, car sa lâcheté le poursuivrait comme un fantôme toute sa vie.

-

C’est un très grand honneur. Je m’engage à faire de mon mieux, mais je vais avoir besoin de l’aide de chacun d’entre vous pour réussir à accomplir ce grand défi.


Tous les lutins ainsi que ses amis trolls avaient hoché la tête et ensuite, ils s’étaient tous remis au travail, pendant que la fée des Étoiles avait entraîné Gustav avec elle.

Jour après jour, elle lui avait montré tout ce qu’il devait savoir et elle l’avait aidé à dépasser ses peurs de ne pas être à la hauteur de sa nouvelle responsabilité. Au début, Gustav était convaincu qu’il n’y arriverait jamais, mais progressivement, sa confiance avait augmenté. La joie qu’il ressentait d’avoir à passer de longues heures avec la fée des Étoiles lui donnait beaucoup de courage.

Le grand Jour était arrivé et malgré que l’on eût annoncé à la météo une grosse tempête de neige, Gustav, habillé en père Noël, était monté dans le charriot avec les autres trolls. Les lutins les suivaient avec leurs charriots qui étaient remplis de jouets.

Ils avaient réussi à faire toute la distribution des cadeaux aux enfants et à souhaiter de la paix à tous les gens qu'ils avaient rencontrés sur leur route. Le charriot du père Noël était le dernier à rentrer et il était resté pris dans la tempête. Gustav et ses trolls s’étaient protégés de leur mieux avec des couvertures et quand la neige avait cessé, ils s’étaient allumé un bon feu. Édouard avait fait chauffer la nourriture que la fée des Étoiles leur avait donnée avant leur départ. Tout en mangeant, Nelsans avait raconté à Alzard et aux animaux qui étaient venus les rejoindre comment il avait rencontré la fée des Étoiles pour la première fois.

Le père Noël était allongé dans son lit et il n’avait pas fermé l’œil depuis leur départ. Il se sentait complètement épuisé et quand enfin, tout au fond de lui-même, il avait fini par sentir que Gustav et les lutins avaient accompli leur mission, il avait fermé les yeux. Il s’était endormi paisiblement le sourire aux lèvres. Sa sœur, la fée des Étoiles, l’avait trouvé ainsi au petit matin, il avait quitté la terre et il était allé rejoindre ses ancêtres père Noël.


Fin



Conte de Noël, partie 1 (Décembre 2008)

Je vous souhaite un joyeux Noël et une Bonne Année 2013 et que la PAIX, l’AMOUR, la SAGESSE et la JOIE soient présents dans votre vie.





France Valiquette

Nouvelle du vendredi 19 octobre 2012.


La petite fille d’automne


Elle est venue au monde avec un retard d’environ trois semaines, dans la grande noirceur des derniers jours d’automne, d’une mère en colère et angoissée et d’un père retenu à l’extérieur de la ville…

La petite fille n’a pas eu d’allaitement et c’était sans doute beaucoup mieux comme ça. Le lait lui donnait des vomissements et de la diarrhée. Avant que sa mère et le médecin ne réalisent que la cause était sans doute le lait de vache, elle était devenue encore plus laide et s’était affaiblie.

Elle était née avec des cheveux noirs et de tout petits yeux qui étaient comme des billes aussi sombres que sa tignasse. Elle avait presque deux ans quand elle a finalement réussi à marcher; sa physionomie s’est progressivement transformée et les gens ont commencé à la trouver un peu plus jolie…

Elle avait senti très jeune qu’elle n’avait pas eu réellement de parents, sa mère vivant dans son monde de rancoeur et de peur et son père étant la plupart du temps au travail ou ailleurs. Elle avait heureusement eu la chance de vivre à la campagne et d’avoir des animaux près d’elle. Elle avait vécu ses premiers gestes d’affection et de réelle tendresse avec eux.

Et puis, le temps a passé et elle a commencé à leur parler, ainsi qu’aux arbres, car elle savait qu’eux, ils la comprenaient; sa famille s’était agrandie et elle se sentait moins seule.

Les années ont couru et puis un jour, la petite fille a décidé de prendre la terre comme mère et le ciel comme père, car elle savait qu’ils allaient toujours être présents partout où elle irait. Elle n’aurait qu’à ouvrir les yeux et son père serait là, à tendre la main et elle pourrait aussi toucher sa mère.

Les animaux étaient presque tous ses amis et elle respectait leur monde qui serait toujours si différent des humains…

Aujourd’hui, elle est devenue une femme qui a une relation harmonieuse avec sa véritable famille, celle qu’elle a choisie : l’Univers. Elle a aussi appris à composer avec les chimères de l’humanité, mais elle continuera toujours de croire que chaque individu peut décider de choisir comment il veut vivre ses véritables relations…





France Valiquette

Nouvelle du vendredi 21 septembre 2012.



Les Adirondacks.

Vers la fin du mois d’août, je me suis rendue dans les Adirondacks dans l’État de New York. J’ai ressenti un immense plaisir quand je suis montée jusqu’au sommet de la Whiteface Mountain. C’est, je crois, la plus haute montagne de l’est des États-Unis, elle s’élève jusqu’à 4 867 pieds. Je ne savais pas qu’il y avait un mont aussi élevé dans cette chaine de montagnes. À cette altitude, l’air était pur et le vent frais. L’étendue de la vaste forêt qui s’étendait à mes pieds était grandiose et je me sentais infiniment petite. Il semblerait que quand le temps est complètement clair, nous pouvons apercevoir Montréal.

La construction de cette pittoresque route a débuté en 1931 et s’est terminée par un sentier jusqu’au faîte de la montagne. Nous étions à cette époque dans la période de la Grande Dépression et ce projet a apporté du travail aux habitants de cette région de campagne. La route a été inaugurée en juillet 1935 par le président Roosevelt et en septembre de la même année, elle a été dédicacée à la mémoire de « the New York State Vétérans » de la Première Guerre mondiale.

Un autre moment de grâce a été quand j’ai marché dans un sentier qui m’a amenée sur une autre montagne où se trouvait une étendue d’eau noirâtre avec des marécages, ainsi que des arbres qui avaient terminé leur vie en s’écrasant sur la berge. J’étais complètement seule dans cette nature sauvage et je voyais les rayons du soleil qui se reflétaient sur cette étendue d’eau qui renfermait une grande partie des secrets d’un écosystème si précieux à l’équilibre de notre planète. J’ai eu une pensée pour mon père qui m’a appris toute jeune à aimer et respecter la forêt. Le soir, en revenant sur la petite route de compagne, j’ai eu la chance de voir un chevreuil et j’ai aimé croire… que c’était lui qui me faisait un clin d’œil.

Sous l’énergie bienfaisante de la Pleine lune, la soirée s’est terminée par un feu de camp qu’avait fait le propriétaire de l’endroit où j’habitais au Mountain Brook Lodge près de Wilmington. C’était un endroit simple, mais confortable et très convivial.

Je suis rentrée de mon escapade bien régénérée et le cœur léger.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 22 juin 2012.


JORDAN OFFICER, un guitariste génial.


J’ai rencontré Jordan il y a quelques années dans une fête d’un ami que nous avons en commun. À cette époque, j’avais déjà entendu à la radio la musique de Suzie Arioli Band dont il est le guitariste vedette et j’avais particulièrement apprécié le solo de l’un des guitaristes. Quelques semaines plus tard, j’avais remarqué, dans la programmation du Festival de Jazz de Montréal, que le Groupe Arioli allait y présenter un spectacle. Je me suis alors rendue au festival, car j’étais curieuse de l’entendre en concert.

La magie de leur musique a commencé à opérer vers la cinquième interprétation musicale; j’ai progressivement pu voir que l’énergie de Jordan en arrivait à ne faire qu’une avec sa guitare. La

première fois que j’ai pris conscience de ce phénomène, c’était en Louisiane dans un spectacle. Cette manifestation demeure très rare, mais d’une telle beauté : l’énergie de la musique et celle de l’homme fusionnées dans une grande communion.

Au Dièse Onze, à Montréal, pour le lancement de mon premier livre,
« Mercedes Leroyer; Louisiane, partie 1 », Jordan a accepté de se joindre au groupe Grouyan Gombo pour interpréter de la musique cajun. Ce fut le moment le plus agréable de la soirée et pour mon plus grand plaisir, la plupart des personnes invitées ont dansé. Je dois quand même vous avouer que j’avais présenté les musiciens en expliquant que la coutume en Louisiane est que si les gens apprécient la musique, ils dansent et s’amusent jusqu’à la dernière note.

Jordan a sorti son premier CD tout simplement intitulé : « Jordan Officer », contenant ses compositions en 2010 et il a gagné le prix Félix dans la catégorie Album Jazz Création de la même année. Il a commencé une tournée au Resto-Bar Le Verre Bouteille, musique qui s’est ensuite poursuivie à travers le Canada et en France. Jordan et ses musiciens l’ont terminée dans ce même endroit, car c’est au Verre Bouteille qu’il a fait ses débuts. Le spectacle a été génial et à la fin de la soirée, son gérant et moi, nous nous sommes entendus sur le fait que « Jordan portait sa musique »

Je vous reviendrai à l’automne et je vous souhaite une route parsemée de musique et de joie durant toute la saison estivale.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 27 avril 2012.

L’AMITIÉ

C’est un amour qui lie deux êtres sans aucune contrainte sexuelle ou familiale…
L’amitié se crée entre deux personnes partageant des buts semblables, des idéologies ou des passions…
Ces personnes se choisissent librement sans obligations...
L’amitié de chacun s’exprimant à travers les années par des gestes simples, de véritables dialogues et de l’authenticité, loin de l’égo…
Chacun demeurant libre de rompre la relation si le lien s’effrite, si le chemin que prend l’Un diffère trop de celui de l’Autre…
Le vide remplaçant le lien, et l’amitié devenant une simple relation sociale parmi tant d’autres…

« La véritable amitié; c’est de croire que c’est possible de se lier avec l’autre, en toute liberté ».



France Valiquette

Jeudi 29 mars 2012.


Communiqué de Presse



Voici qu’après les salons du livre de Shippagan, Rimouski et Montréal, l’auteure France Valiquette sera à Trois-Rivières pour vous présenter sa trilogie sur le sud des États-Unis. Salon du Livre de Trois-Rivières

Centre des Congrès de l’hôtel Delta
1620 Notre-Dame-Centre
Trois-Rivières, Québec
G9A 6E5

Les séances de signatures seront au stand de Benjamin Livre.

Le vendredi 30 mars, 2012 de 18 à 21 heures
Le samedi 31 mars, 2012 de 16 à 18 heures

C’est avec plaisir que la romancière France Valiquette vous y attendra pour vous parler de la merveilleuse histoire de Mercedes Leroyer en Louisiane, partie 1, Arizona, partie 2, Californie, partie 3.

Bienvenue à chacun d’entre vous.

Denise Desjardins
Les Éditions Manuka
contactmanuka@bellnet.ca


Nouvelle du vendredi 23 mars 2012.

La langue de nos origines.

Je me trouvais au début de mon adolescence quand j’ai commencé à ressentir le désir de bien m’exprimer dans ma langue maternelle, le Français. Je demeurais à cette époque en région. J’ai souvent vécu des moqueries venant de toutes les générations de la population de la ville où j’habitais. Bien parler… était malheureusement perçu comme du snobisme et je ne saisissais pas pourquoi à ce moment-là.

Les années ont passé et j’ai toujours conservé ce désir de vouloir bien parler. Puis un jour, j’ai réalisé que le langage faisait partie de nous, comme de rire ou chanter. Le goût de connaître d’autres langues c’est alors accru, car je réalisais que les mots pouvaient devenir une mélodie par leur résonnance phonétique.

J’aime voyager et les personnes que je rencontre sur ma route me demandent souvent mes origines. Comme beaucoup de gens ne connaissent pas l’existence du Québec alors, je leur réponds que je suis Canadienne-Française. Une fois, dans un train en partance de la Norvège vers la Suède, je me souviens d’un charmant monsieur qui m’avait dit en s’exprimant en anglais, non pas en norvégien : « Mais quelle langue parlez-vous donc, c’est tellement mélodieux à mon oreille »? Un autrefois en Nouvelle-Zélande, je me trouvais sur un bateau dans le fiord Milford Sound quand j’ai entendu cette question : « Mon copain et moi, nous nous demandions si vous êtes Française », je leur ai répondu en souriant, et imaginez ma surprise, car ils étaient des Californiens. L’un des deux était à son dernier cycle d’études en maîtrise sur la langue française. Il était tellement enchanté de pouvoir bavarder dans cette langue qu’il chérissait tant avec une Canadienne

Il y a environ deux ou trois ans, je discutais avec un de mes amis anglophones qui est parfaitement bilingue. Il me raconta que même aujourd’hui certains Canadiens anglais avaient peur de venir au Québec. Ils conservaient encore la croyance que les gens pouvaient refuser de les servir dans les endroits publics et que cela pouvait même aller jusqu’à l’insulte parce qu’ils ne parlaient pas le français. Je suis restée assez perplexe… et j’ai décidé d’écouter davantage les médias sur l’éternel conflit des langues et des cultures au Québec.

Généralement, je peux m’exprimer en anglais au Québec si je rencontre une personne qui à de la difficulté a parlé le français. La plupart du temps, la personne apprécie et elle essaie de continue en français et nous continuons la discussion dans les deux langues. Par contre, si je suis avec des anglophones qui parlent bien ma langue, nous parlons le français.

Durant mes voyages dans des pays où l’anglais est la langue nationale, j’aime m’exprimer dans cette langue dans les endroits publics afin de mieux m’intégrer à la population et d’apprendre à les connaître, car cela fait partie du but de mon aventure.

Sincèrement, je crois… que bien vivre sa langue ; que ce soit en la parlant, en l’écrivant ou même en la chantant demeure la meilleure façon de la transmettre dans la sérénité et de créer de l’intérêt pour elle.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 24 février 2012.


UNE FORÊT DE SÉQUOIAS GÉANTS.

En remontant à travers les années, je me revoyais avec mon grand-père maternel admirant un magnifique chêne derrière la grange de sa petite ferme. Je me suis approchée de l’arbre pour le toucher et soudain, la voix de mon aïeul me sembla lointaine; c’était la première fois que je sentais l’énergie et la force d’un arbre, j’avais été très impressionnée. Dans mon innocence d’enfant, je croyais que tout le monde ressentait cela; alors, imaginez ma grande surprise quand plus tard, j’ai réalisé que ce n’était pas le cas.

Je roulais dans le Sequoia National Park qui renferme les plus importantes forêts de séquoias du monde, les plus imposants de la planète. Une étrange sensation s’empara de moi ; comme du déjà connu, tout en sachant très bien que je n’étais jamais venue dans cet endroit. Je réalisais progressivement que cette forêt était comme celle de mes rêves d’enfant. Je me sentais profondément émue et incapable d’exprimer à l’univers toute ma gratitude.

Ces arbres peuvent vivre jusqu’à six mille ans. Leur écorce épaisse les protège du feu; celui-ci favorise même leur reproduction et ils résistent également aux attaques des insectes. Il ne faut cependant pas confondre avec les séquoias redwood qui abondent sur la côte, qui sont plus petits et qui vivent moins longtemps. C’est le peuple des Cherokees qui donna à ces arbres le nom d’un de leurs chefs : Sequoia. Ces arbres magnifiques ne se reproduisent naturellement que dans l’état de la Californie. Je marchais dans un sentier et j’étais entourée de « sequoiademendron giganteun » qui atteignent 90 mètres en moyenne et dont plusieurs d’entre eux ont une circonférence de 30 mètres à la base du tronc. Prenez quelques secondes pour essayer d’imaginer toute leur énergie, leur vitalité ainsi que la force magnétique qu’ils peuvent dégager.

J’ai enfin compris ce que voulait dire ces mots que l’on retrouve dans les écrits anciens : « l’Arbre de la connaissance ». Les végétaux sont les êtres les plus sensibles de la planète; alors, plus ils sont vieux, plus ils ont emmagasiné des connaissances incroyables. Certaines civilisations attachent une grande importance à leur sagesse et à leur puissance mystique. Les scientifiques font de nombreuses recherches pour mieux les connaître, mais leur transmission énergétique reste souvent impossible à déchiffrer pour eux et demeure un mystère...

Mon grand-père est décédé quand je n’étais encore qu’une petite fille, mais ce qu’il a eu le temps de me transmettre, je n’aurais jamais pu le trouver ailleurs qu’à travers sa relation avec l’Univers.



France Valiquette

Nouvelle du vendredi 20 janvier 2012.



LA POUSSIÈRE DE GRENAT.

Le parc de Pfieffer cache une magnifique plage de couleur pourpre. L’automne dernier, un bon copain connaissant ma passion pour la nature m’avait envoyé un diaporama sur des plages incroyables qui se trouvent à travers le monde. J’ai fait quelques recherches et j'ai retenu celle-ci que j’ai intégrée dans le voyage que je projetais de faire à la fin décembre.

Un voyage où le soleil m’attendait tous les matins pour une nouvelle aventure. J’avais demandé à Saint-Nicolas pour Noël de pouvoir trouver et de voir cette beauté de notre mère, la Terre. Tôt le matin, j’ai quitté San Francisco et suis descendue vers le sud en suivant la côte et c’est seulement en fin de journée, en prenant une petite route étroite et sinueuse que je suis enfin arrivée à l’endroit tant souhaité.

Le début du crépuscule se préparait et l’Astre divin allait finir par disparaître dans les eaux tumultueuses de l'océan Pacifique. Seulement de vous en parler, j’en ai presque les larmes aux yeux. Imaginez les reflets du soleil sur la poussière de grenat ainsi que le jeu des vagues agonisantes sur la plage. J’aurais voulu qu’il m’emporte avec lui dans la paix et la sérénité de ce merveilleux jour de Noël.

Le lendemain, j’ai passé une grande partie de la journée dans cet endroit à me laisser pénétrer par l’énergie que dégageait ce lieu mythique. J’ai quitté ce parc en lui disant un « au revoir », et j’ai demandé à l’univers de me permettre d’y revenir un jour.

J’ai réalisé à travers les nombreuses aventures que j’ai vécues dans ce voyage en Californie que ce que je désire maintenant le plus, c’est de sentir et comprendre les secrets de l’énergie de l’univers ainsi que toute l’intensité de la spiritualité que renferme le cosmos. Je crois que tout ce l’homme a inventé, les codes en existaient déjà dans l’univers. J’avais déjà lu cette pensée dans un écrit du grand philosophe bulgare, Mikhaël Aïvanhow; je le croyais, mais je saisis mieux maintenant ce qu’il voulait nous dire.




Laguna, Californie, 31-12-2011
France Valiquette