Nouvelle du 20 mars 2009.

Il y a quelques jours, soit le 8 mars comme à chaque année, nous avons eu la journée de la femme. Je dois cependant admettre que cela fait déjà plusieurs années que je me pose des questions sur la pertinence de cette fête. Je suis d’accord pour commémorer la mort de Martin Luther King, celle de Jésus de Nazareth ainsi que la journée de la paix mais cette journée de la femme m’apporte un certain malaise à chaque année. Je trouve que cette journée n’a rien à voir avec la pertinence des relations et des sentiments qui peuvent exister entre les hommes et les femmes, que ce soit en amitié ou en amour.

À mon humble avis, être une femme est un état d’être qui se reflète dans notre façon de vivre et l’apparence de notre corps physique. J’ai toujours été de celles qui aimaient les hommes, particulièrement ceux qui sont bien dans leur yang ( logique et force ) et en harmonie avec leur yin ( intuition et sensibilité ). Je ne les ai pas toujours aimés de la bonne manière mais je me suis rachetée depuis. J’ai eu ma période au début de la vingtaine où je voulais les dominer. C’est une relation avec un homme qui m’a beaucoup aimée et qui est décédé aujourd’hui qui m’a fait réaliser ce comportement. Je me suis séparée de lui et j’ai ressenti de la honte durant quelque temps. J’ai compris que quelques-unes de mes peurs envers les hommes m’avaient été inculquées par la société et je me suis engagée à les apprivoiser. J’ai vécu des expériences où je me suis sentie agressée par le comportement de certains hommes mais c’est généralement l’un des leurs qui venait à ma rescousse. Par ailleurs, j’ai été souvent attristée par les réactions hargneuses et dévalorisantes de la femme envers le sexe masculin.

Nous savons tous que les hommes et les femmes sont différents. C’est dans cette différence que l’intérêt se trouve et que nous pouvons trouver la richesse de véritables relations amoureuses et amicales. Si une relation est sous l’emprise de la domination, nous avons alors un bourreau et, par conséquent, une victime qui se définit par une co-dépendance malsaine. Nous entretenons une énergie de conflit et de guerre plutôt qu’une énergie dans laquelle pourrait transparaître le calme et la paix.

Voilà, j’attendrai vos commentaires qui pourront sûrement m’éclairer dans ma quête de la véritable liberté intérieure.

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France Valiquette