Nouvelle du 20 février 2009.

Haflinger

Voici un article qui paraîtra dans la revue du mois de mars du Club des Haflinger du Québec.

Un amour inconditionnel pour les Haflinger.

J’ai toujours beaucoup aimé les chevaux, c’est mon père qui me les a fait connaître. Après une première tentative à dix-sept ans de monter à cheval, sans selle, qui s’est soldé naturellement par un chute très humiliante et douloureuse. J’ai pensé que ce n’était pas pour moi. Un après-midi pluvieux du mois de mars de l’année 1998, j’avais décidé d’aller au cinéma. Après la projection du film «  L’homme qui murmurait aux chevaux » qui a été réalisé par Robert Redford, j’étais complètement bouleversé. Une semaine plus tard, je suis retourné voir le film. Le lendemain matin, j’ai décidé de me trouver un instructeur et j’ai débuté des cours d’équitation.

En juin de cette même année, je projetais de faire un voyage en Autriche. Avant de partir, j’avais pris connaissance qu’il y avait dans les Alpes Autrichiennes des petits chevaux à la longue crinière blonde, courageux et nobles. J’avais parcouru la Basse-Autriche où j’y avais vu des haras avec de magnifiques chevaux ensuite les légendaires Lipizzan de Piber la plus veille race chevaline de la civilisation européenne mais toujours pas de Haflinger. À la fin d’une belle journée de printemps dans les Alpes, je suis arrivé dans un charmant petit village du nom de Ebbs où je cherchais une auberge que l’on m’avait référé. En descendant de la voiture pour pénétrer dans l’hôtel, j’ai aperçu au loin, des chevaux dans un pâturage. Je suis remonté dans mon véhicule pour m’approcher d’eux. Ils y avaient deux juments Haflinger avec quatre poulains qui galopaient et jouaient sous le soleil d’une fin de journée de printemps. Leur beauté et grâce m’ont complètement séduites. Ce fut un véritable choc amoureux. J’avais le cœur qui battait dans ma poitrine, le souffle court et j’ai complètement perdu la notion du temps. Je suis resté là à les admirer jusqu’à ce que le soleil finisse de décliner à l’horizon. Je me suis alors souvenu que je devais me trouver un coin pour passer la nuit.

Revenu au Québec, j’ai cherché pendant plusieurs mois avant de trouver cette race de chevaux. Les Écuries Waldeck dans les Laurentides, tenue par Joseph Kuchard était la première ferme d’élevage de Haflinger que j’ai visitée. Ils ont eu la gentillesse de me donner la référence de Théo Hug qui élevait également ces chevaux des montagnes. Pour pouvoir monter un Haflinger, je partais de Montréal pour suivre mes cours d’équitation à la Ferme Grison à Valcourt dans les Cantons de L’est.

Dans le village de Ebbs à tous les cinq ans, il y a un festival de Haflinger. On peut y retrouver plus de cinq cent chevaux de cette prodigieuse race venant de différentes parties du monde. Il y a quelques années, je me suis rendue à cette grande fête des Haflinger, et cela, demeurera toujours pour moi un des plus beaux moments de ma vie.

Ma passion et mon respect pour tous les chevaux grandissent chaque jour davantage mais les Haflinger garderont toujours une place privilégiée dans mon cœur.

France Valiquette