Nouvelle du vendredi 24 septembre 2010.

Nous allons bientôt célébrer la fête de L’Action de grâce. Pour le peuple des Navajos, cette fête est un moment important pour remercier leur mère, la Terre et ses amis le soleil, l’eau et le vent. Notre noble Terre qui, dans ses entrailles, nourrit toute les formes de vie, les végétaux qui sont les êtres les plus sensibles qu’elle porte, les animaux qui luttent pour leur survie et pour se reproduire tout en gardant l’harmonie avec la nature et… ceux que l’on surnomme les hommes. Les traditions de respect et d’amour envers la Terre qui sont transmises à leurs descendants par certains peuples sont d’une grande valeur et essentielle à l’équilibre de notre planète.

J’ai pris quelques jours de congé au début de septembre et je me trouvais dans la baie de Narragansett dans le Rhodes Island lors du passage de l’ouragan Earl. Heureusement, cela n’a pas été trop difficile, ce fut seulement une soirée de forte pluie et de grands vents. Le lendemain, celui-ci demeura, mais sous un magnifique ciel sans nuages. À la fin de cette belle journée, je me suis rendue admirer les derniers rayons de soleil près de l’océan après avoir entendu quelques chansons et regardé des danses traditionnelles irlandaises à un festival à Newport. Les vagues étaient impressionnantes, d’une forte intensité et plusieurs personnes s’en émerveillaient. Une grande tristesse m’a alors envahie; pourquoi, mais pourquoi nos océans sont-ils devenus si pollués, si nous les admirons à ce point ?

Je crois que je n’ai pas besoin de vous rappeler la détérioration de notre planète durant cette dernière décennie. Nous la traitons comme certains maîtres, jadis, traitaient leurs esclaves. La différence entre nous et ces tyrans, c’est que nous ne pourrons pas acheter une autre Terre pour les générations futures. Nos descendants vont devoir s’adapter à ce que notre inconscience matérialiste va avoir créé. Je me demande chaque jour comment l’être humain supposément « le plus intelligent » de la planète peut continuer de perpétuer autant de destruction sur son passage. Nous avons pu pourtant constater que différentes civilisations avaient complètement disparu parce qu’elles avaient toutes été détruites pour avoir voulu acquérir de plus en plus de pouvoir et pour satisfaire leur orgueil.

Je nous suggère de prendre quelques minutes de réflexion sur ce que représente pour chacun de nous « faire une action de grâce pour la terre » quotidiennement. Et si… nous manquons d’idées, nous pourrions prendre exemple sur certains peuples ainsi que sur les animaux, les vrais, pas ceux que nous traitons comme s’ils étaient nos enfants.

Je serai à Shippagan avec les Acadiens du Nouveau-Brunswick pour rendre grâce à notre mère la Terre au Salon du livre de la Péninsule Acadienne.



France Valiquette