Nouvelle du vendredi 18 février 2011.
La plage sauvage de Oakura, Nouvelle-Zélande


Je me suis rendue à l’autre bout du monde durant un peu plus d’un mois en décembre et janvier derniers pour y faire des recherches pour un prochain livre. J’ai célébré le solstice de l’été au pays de l’Aotearoa « Nouvelle-Zélande » dont le premier peuple a été et est toujours les Maoris. J’avais déjà visité ces îles à deux reprises par le passé.

C’est un endroit d’une beauté presque inimaginable pour les amoureux de la nature. Nous retrouvons dans l’île du nord, celle qui est la plus industrialisée, la première ville du pays Auckland. Ces terres renferment des geysers dans la région de Rotorua, la capitale des Maoris. Il y a également les grottes de Waitomo, plusieurs volcans, le parc national de Tongariro où se trouve la quatrième plus belle montagne au monde ainsi que des plages magnifiques. À l’autre bout de l’île se trouve la ville de Wellington, la capitale qui est reconnue pour ses intérêts artistiques et c’est dans son port que l’on peut prendre le bateau pour une traversée de trois heures dans l’île du sud. C’est dans cette même région que nous y retrouvons « Les circuits du Seigneur des anneaux ».

La Capitale Christchurch est située sur ce qui est appelée la « terre de feu » dans l’océan Pacifique. Dans cette île, on y retrouve des fjords dont on a su protéger l’authenticité et la pureté des paysages. Je les ai trouvés encore plus spectaculaires que ceux de la Norvège que j’avais pourtant beaucoup appréciés. Ensuite, on y retrouve des glaciers ainsi que des montagnes à vous couper le souffle sur des kilomètres de côtes sauvages. Sur les plages de Kaikoura, on peut observer des otaries et plusieurs autres espèces d’oiseaux dont l’albatros royal. Cet oiseau est celui qui possède les plus grandes ailes au monde et il peut passer jusqu’à trois jours à voler en mer. L’élevage des moutons est très répandu. Il y a ceux pour la laine et ceux pour la viande. Je dois vous confier que je trouve qu’ils ont une vie merveilleuse car ils vivent pour la plupart sur le flanc des montagnes avec le souffle de la mer qui vient faire frémir leurs belles frimousses toutes bouclées. Les autres animaux d’élevage vivent dans la plus grande liberté dans les prés.

L’écologie est bien intégrée dans la façon de vivre des Kiwis et leur culture produit des fruits délectables ainsi que des légumes savoureux. Je n’avais jamais mangé de fruits aussi bons. Lorsqu’un Néo-Zélandais, « un Kiwi », m’a tendu un abricot qu’il venait de cueillir de l’arbre, j’ai alors enfin compris la chute du paradis terrestre… car si j’avais été à la place d’Adam, cela n’aurait pas été à cause d’une pomme que j’aurais pu glisser dans le péché… mais bien pour cet abricot. Sa sensualité, son parfum ainsi que sa texture dans ma bouche m’ont presque menée à l’extase…

La Nouvelle-Zélande est considérée comme étant parmi les nouveaux pays émergeants de producteurs de vin d’excellente qualité. Il est inutile de vous dire que le vin est à l’honneur un peu partout mais ne vous inquiétez pas, ma consommation est demeurée très raisonnable.

J’ai grimpé et marché durant des kilomètres, pris des photos, rempli des carnets de notes mais ce que j’ai fait de mieux : « C’est de laisser pénétrer l’énergie de ces lieux dans toutes les cellules de mon corps ainsi que dans les tréfonds les plus secrets de mon esprit afin de pouvoir me régénérer en profondeur ». Ce qui m’a permis de réussir à dépasser certaines de mes frontières et je connais maintenant ce que veut dire : appartenir à une terre… l’Aotearoa ( pays du long nuage blanc ) a gardé une partie de moi en son sein.



La montagne sacré de Tongariro, Nouvelle-Zélande




France Valiquette