Nouvelle du vendredi 26 août 2011.

Quand j’étais enfant, vers huit ou neuf ans, assise sur la balançoire que mon père m’avait installée, je pouvais chanter pendant des heures des refrains que j’inventais. Ma mère n’aimait pas la musique; alors, je profitais de la liberté que me donnait l’été à la campagne pour vivre ma passion.

À l’adolescence, je m’enfermais dans ma chambre avec ma mini chaîne-stéréo pour écouter de la musique quand je ressentais de la joie ou de la grande tristesse. J’ai écrit sur la quatrième de couverture de mon premier livre : Mercedes Leroyer; Louisiane, partie 1 : « S’il n’y avait plus de musique, mon âme s’éteindrait ». C’est ce que je ressens au plus profond de mon être depuis mon enfance… car la musique m’a si souvent guérie de tant de maux.


Mercredi, le 27 juillet 2011.

Je me suis rendue au Centre Molson avec le sentiment que je passerais un bon moment musical. Le spectacle a commencé en retard car les gens ont souvent l’habitude d’arriver à la dernière minute et comme le Centre Molson était complètement rempli, cela a pris du temps avant que tout le monde soit bien installé. J’avais entendu à la radio que Sir McCartney donnait la plupart de ses spectacles sans entracte.

J’étais allée aux toilettes avant de me diriger vers mon siège, ce qui ne fut pas le cas de plusieurs personnes qui buvaient de la bière et qui se tenaient pliées en deux vers le milieu du concert, ne voulant rien manquer. J’étais placée à droite de la scène dans les estrades avec mes jumelles quand il a monté l’escalier devant moi pour se rendre sur la scène. Il portait un veston rouge de coupe un peu militaire et cela m’a fait sourire… une veste d’ailleurs qu’il n’a gardée que le temps de quelques chansons. Il portait également des bottes noires de style western avec des talons d’environ six centimètres de hauteur, ce qui lui permettait de glisser sur la scène et d’avoir l’agilité et la souplesse d’un félin.

Après sa troisième chanson, j’ai ressenti un étrange malaise. Je pouvais apercevoir le halo d’énergie de ses mains et j’étais captivée de le voir jouer de la guitare mais je ne pouvais mettre de mots sur ce que je vivais. Paul vint s’asseoir à un piano à queue qui était juste devant l’endroit où je me tenais; ainsi, il était dos à moi et je pouvais apercevoir ses mains qui se déplaçaient sur le clavier. Les larmes me vinrent aux yeux. Je venais de comprendre, même si je n’avais jamais pensé que cela puisse être possible. Le champ électro magnétique de ses mains était tellement puissant et si parfaitement maîtrisé que la note de musique commençait à vibrer une fraction de seconde avant qu’il eut posé ses doigts sur le clavier. J’étais renversée… Ce musicien vit intensément sa musique et surtout, il a toujours cru en elle depuis la nuit des temps. C’est pourquoi il la partage avec les autres avec une facilité incroyable.

Paul McCartney a rencontré John Lennon à l’adolescence; il jouait déjà de la guitare et du piano et composait sa musique. John, à cette époque, était plus influencé par la musique d’Elvis Presley et ce serait lui qui l’aurait amené à écrire et à composer sa musique. Après, s’est greffé George Harrison; ensuite, ils ont joué avec quelques autres musiciens et enfin est arrivé Ringo Star. Les Beatles sont nés et leur musique a révolutionné le monde.

Ma croyance est qu’il y avait très certainement un autre membre du groupe qui avait une perception de la musique assez similaire à celle de Paul.



France Valiquette