La nouvelle du vendredi 16 mai 2008.

Photo Bouchard029

Je vais vous raconter une petite anecdote du salon du Livre de Trois-Rivières. Dans les Salons du Livre, vous avez une journée réservée pour les enfants du primaire et une pour les adolescents du secondaire. Le jeudi, premier jour du Salon, c’était pour le primaire. Vers les dix heures, les enfants ont commencé à arriver et à onze heures, nous étions complètement envahis par les mousses. Je ne sais pas par quel hasard (je n’y ai jamais cru d’ailleurs) mon stand est devenu le bureau des renseignements non officiels pour les enfants perdus. Je dois admettre que je me suis assez bien débrouillée pour une première expérience.

Pendant une période plus tranquille, j’ai vu un petit garçon, l’air timide, qui s’approchait de mon stand. Il a mis un billet de dix dollars sur mon comptoir et m’a demandé s’il avait assez d’argent pour acheter mon livre. Je lui ai expliqué très gentiment que je ne pensais pas que mon histoire pouvait l’intéresser et qu’il trouverait des livres pour les enfants un peu plus loin. Je lui ai donc indiqué le chemin. Un copain, à l’air plus dégourdi, est arrivé près de lui, m’a fait un sourire et les deux gaillards sont repartis vers le coin des livres pour les enfants.

Environ une demi-heure plus tard, qui vois-je arriver à nouveau? Le même petit garçon avec un livre dans un sac. Il a pris son courage à deux mains et m’a demandé s’il pouvait avoir un signet et si j’accepterais de le lui signer. Sincèrement, j’admets que j’ai été surprise. Je lui ai autographié avec plaisir et j’ai aperçu ses yeux briller de joie derrière ses lunettes quand il m’a remerciée. Puis, il s’est retourné vers son ami, l’air triomphant. Alors, l’autre garçonnet s’est avancé à son tour vers moi et m’en a demandé un également. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et maintenant, plusieurs enfants de la Mauricie ont mon autographe sur un signet, une feuille de papier ou, pour les plus organisés, dans un petit carnet personnel. Je pense qu’ils étaient particulièrement impressionnés par la photo de la page couverture. Les plus curieux sont repartis avec quelques notions de la Louisiane.

Le dimanche, en fin après-midi, j’ai rencontré un journaliste de cette région, André Bouchard, un personnage très sympathique. Il a déjà rédigé un article sur mon livre et en sortira un autre à l’été. J’ai également été approchée pour donner une entrevue sur une chaîne de télévision de Trois-Rivières. Je vous en reparlerai fort probablement à l’automne.

France Valiquette