Nouvelle du vendredi, le 19 septembre 2008.


RileyGreelyHuval


Les spectacles de Steve Riley and the Mamou Playboys furent couronnés d’un grand succès cet été.

À Ottawa, leur scène au Festiblues était décorée de masques du Mardi Gras et la température était superbe. Ils ont fait un spectacle plus traditionnel et la foule a beaucoup apprécié. Ils ont présenté leurs chansons en français et en anglais. Au Festival Mémoire et Racines, ils sont arrivés à la toute dernière minute car ils ont raté leur vol d’avion. Entre Lafayette et Nouvelle-Orléans, il y a un pont de plus de vingt-trois kilomètres et un camion contenant des matières toxiques s’était renversé sur l’autoroute. Elle a été fermée durant plusieurs heures. Ils ont réussi à se trouver un vol pour le lendemain sur Burlington dans le nord du Vermont. Ils ont fait le reste de la route en voiture jusqu’à Joliette, mais l’énergie était bien là, pour donner un excellent spectacle cajun et zydico.

La surprise fut totale pour les spectateurs quand ils ont interprété à la Domino,
Non rien de rien, d’Édith Piaf. La première fois que Steve a fait cette chanson, c’était le 28 décembre dernier en Louisiane. J’étais avec un charmant partenaire de danse lorsque la valse a commencé et que, tout à coup, j’ai reconnu la chanson que j’ai fredonnée tout en dansant. Quand la pièce fut terminée, j’étais juste en face de Steve et je lui ai fait la révérence pour lui montrer mon appréciation. Il est venu me serrer dans ses bras. Il était heureux que j’apprécie leur interprétation car très peu de gens connaissent madame Piaf en Louisiane. David Greely m’a partagé comment il avait été touché d’entendre tous ces gens chanter avec eux dans la langue de ses ancêtres sous un magnifique ciel étoilé à Joliette.

J’aimerais répondre à une question qu’on me pose souvent après la lecture de mon livre.

«Dans l’un de vos voyages en Louisiane, y avait-il réellement un tueur en série? »

En effet, lors de mon premier voyage en décembre 2002, il y avait un meurtrier qui tuait des femmes durant mon séjour dans une des villes et un des villages où j’ai habité. Je l’ai seulement appris vers le milieu de mon voyage. Ce fut une expérience que je n’oublierai jamais. La peur des femmes et la honte des hommes. Le tueur a été arrêté quelques mois plus tard dans un état voisin, il s’apprêtait à tuer une autre fois. La douleur humaine s’exprime parfois par des comportements extrêmes et tragiques.

France.